Je me dirige vers la bouche de métro qui se trouve le plus près du loft. Une fois à l'intérieur, je paye mon ticket et je vais sur le quai, les gens qui attendent aussi la rame, me regarde. Il doit me prendre pour un fou de me balader dans Los Angeles avec un bob et des lunettes de soleil, au mois de décembre. Bon je préfère être pris pour un marginal que d'être reconnu, et de ne plus pourvoir faire un seul pas sans être envahi par les groupies en chaleur.
La rame arrive en station, elle est bondée, je sais, c'est un peu normal, toutes ces personnes se rendent à leur travail, je monte et je m'installe à un siège qui heureusement est libre. Je suis en face de deux lycéennes qui parlent de mon groupe. J'écoute leur conversation, c'est pas intéressent certes mais je n'ai rien d'autres à faire.
- Je te dis que c'est Samuel, le plus beau du groupe.
- Moi je te dis que c'est Matt, il est trop beau, en plus quand il a sa chemise ouverte, laissant apparaître un torse aussi beau que le sien,
- Tu fantasmes.
- Si tu savais.
Elle commence à murmurer à l'oreille de sa copine, des trucs, je suppose de pas très correct.
- Oh, la tu rêves ma vieille.
- Justement ce sont mes rêves alors je vais ce que je veux.
- Regarde ce type, avec son bob et ses lunettes.
Oh non, je me suis fait repèrer, merde il me faut un plan B mon vieux. La fille reprend de plus belle.
- Quel ringard.
- Tu m'étonnes, Matt n'oserai jamais sortir en public dans une tenue pareille.
Si tu savais que c'est moi Matt, je crois que le mite tomberai avec tes fantasmes fillettes. La rame s'arrête et elles descendent, elles doivent être arrivé à destination. Je vais pouvoir penser tranquillement.
Je me mets à penser à cette Chloé Sander, une ogresse, elle doit être vieille, moche, pour être aigri comme ça. En tout cas son prénom Chloé sonne bien à mon oreille. Je le trouve merveilleux, il me donne l'inspiration. Arrête tu délire, tu ne l'as connaît même pas cette vieille rombière.
J'arrive enfin à destination, je sors du métro et je me dirige vers ma nouvelle maison de disque. Je regarde ma montre, huit heures trente-cinq, je suis en retard. Bas tant pis. Je vois apparaître cette fameuse maison de production. Il y'a pleins de filles, qui sont là avec des pancartes, elle nous attendent. Elles ne devraient pas être en cours à cette heure-ci.
A ma gauche, je vois une jeune femme, qui regarde ces filles visiblement agacé. Elle n'a pas plus de trente ans, elle est de taille moyenne et de poids assez raisonnable, ce n'est pas le genre de femme qu'on remarque parmi toutes les blondes à forte poitrine de Californie. Elle porte un tailleur noir, qui lui va bien, ses cheveux qui sont châtains clairs sont tirés en un chignon assez serres, quand à ses yeux, je ne peux pas les voir puisque qu'elle porte des lunettes de soleil, qui se marie très bien avec la forme de son visage.
Elle commence à se diriger vers la foule, comme une lionne près à défendre son territoire, je me mets à sourire car elle a l'air douce.
Je décide de la suivre, a mon grand étonnement, aucunes filles ne me remarquent. La belle inconnue va pour saisir la poignée mais je suis plus rapide qu'elle, je lui ouvre la porte.
- Honneur aux dames.
Elle rentre mais elle ne dit même pas un merci. J'ai horreur des gens mal polis, même quand elles sont jolies
- Merci, ne vous étouffera pas à ce que je vois !
Elle se retourne vers moi et elle baisse légèrement ses lunettes, c'est alors que je vois le plus beau des spectacles, elle a des yeux pas vraiment banals, son ½il gauche est vert mais pas un vert délavé non un beau vert et son ½il droit est bleu, un bleu vraiment beau aussi. Malgré ses magnifiques yeux sont regard est assez bizarre, on dirais qu'il exprime de l'agacement. Oui c'est ça, je l'agace.
- Quoi ?
- Vous auriez pu me dire merci.
- Et pourquoi ferai-je ça ?
- Parce que je vous ai tenue la porte.
- Je ne vous ai pas demandé à ce que vous me teniez la porte, a ce que je sache. Maintenant, je vais vous laisser car je n'ai vraiment pas de temps à perdre avec des bavardages inutiles.
Elle a le sens de la repartie cette petite, enfin de compte je me suis trompée, elle n'est pas du tout fragile. Elle commence même à me taper sur le système.
- Vous et la politesse, ça fait deux.
- On me le dit tous les jours.
Elle m'a dit ça sur un ton presque normal, comme si elle à vraiment l'habitude qu'on le lui dissent, non ça ne peut pas être elle, non. Je décide de la suivre, elle se dirige vers le coup d'un soir de Sammy, Emma, je crois.
- Bonjour Emma.
- Bonjour Chloé.
Oh non cette magnifique jeune femme avec le sens de repartie est Chloé Sander.
- Est-ce que j'ai du courrier aujourd'hui.
- Oui.
Elle lui tend son courrier et elle m'aperçoit, elle me sort un sourire qui m'exaspère, il n'a aucune expression. Le visage de Chloé sait exprimer ses émotions.
- Emma tout va bien.
- Oui pourquoi ?
- Parce que avec le sourire que vous faites, j'ai cru que vous étiez constipé.
Je dois me retenir de rigoler, elle est franche, au moins elle à le mérite d'être honnête, bon je me serait pas exprime de la sorte. Emma la regarde.
- Vous avez vu toutes les filles qui attendent dehors.
- Oui, si ça les amuses de poireauter dehors comme des connes qu'elles le face, ce n'est pas mon problème.
- Elles attendent les Eden Paradise. Vous savez qui ils sont ?
- Non et j'en ai rien à foutre.
Elle sait pas qui nous sommes et elle travail dans une société qui travaille avec des chanteur. Elle se dirige vers l'ascenseur puis elle se retourne.
- Ah si, il y'avait une chanson d'eux qui passait à la radio, pendent que je l'éteignais parce que sinon elle allait passer par la fenêtre.
Un tempérament de feu pour un petit bout de femme. Elle monte dans l'ascenseur et pendent que les portes se referment, elle nous sort le sourire qui veut dire, c'est moi qui est gagnée. Il faut dire que ce sourire fait plus naturelle que celui de poupée Barbie.
- Je vous l'avais bien dit.
- Elle a le sens de la repartie.
- Et pas que ça, l'autre fois, elle a cassé le nez à Ray Cortes.
- Au Ray Cortes.
- Oui il a du être transporté à l'hôpital. Bon Rachel Owen vous attend dans son bureau.
- Merci.
Elle a un sacré caractère cette Chloé, j'espère que je vais la revoir. Je dois être timbré, moi le mec qui se fou éperdument des toutes ses femmes être attiré par celle qui à un caractère de chien, soit doit être du à la cuite que j'ai pris hier. Cette fille s'est une vrai furie et j'ai l'impression que ce que j'ai vu n'es que le hors d'oeuvre. Je me dirige vers le bureau de cette Rachel Owen.